AccueilPortailMembresGroupesRechercherCalendrierS'enregistrerConnexion
Video Anniversaire
Recrutement

Que vous Soyez un Voyageur, une jeune Elue en quête d'aventures ou un simple curieux, Soyez le bienvenu dans notre Antre ... .

Fiers bretteurs, forts en gouaille, fervents disciples de Mariel Taun ou encore pyromanciens dont la passion pour les flammes devient inquiétante, nous aimons affûter nos lames, dépoussiérer nos plus puissants grimoires et partir ensemble, relever les plus grands défis de ces terres ...

Si Partage, Plaisir et Courage sont autant de mots que vous portez en étendard... Si l'envie vous prend de vous investir pour le salut de Telara et le respect de nos valeurs... Alors cessez d'hésiter et entrez .... Votre place est certainement parmi les nôtres ...

Tableau de chasse
Derniers sujets
» L'artisanat planaire celeste
Aujourd'hui à 15:21 par Atys

» Patchnotes!
Mer 15 Nov - 19:46 par Louvinette

» 41 Scandeguerre 4.3 (Hybrid)
Mer 15 Nov - 5:51 par Yoline

» Sellyenda [Accepté]
Mer 15 Nov - 4:26 par Yoline

» Sunalee, Chasseuse primordiale (accepté)
Mer 15 Nov - 4:22 par Yoline

» Crasyink, Jeune Chasseur solitaire à la recherche dune meute [Refusé]
Lun 13 Nov - 7:56 par Moystia

» les dimensions coup de coeur
Dim 12 Nov - 13:53 par Moystia

» Liste des montures
Ven 10 Nov - 21:43 par Navia

» Soirée Halloween
Sam 4 Nov - 21:31 par Elodril

» Campagnes RP passées et à venir
Sam 4 Nov - 20:31 par Mordrahan

» [DPS] L'élémentaliste
Ven 3 Nov - 16:29 par Moystia

» [iROTP 3/4] La mort du général
Dim 29 Oct - 23:37 par Moystia

» Hullmert (accepté)
Mer 25 Oct - 17:44 par Elodril

» [Concours dimensionel] Trésor d'élu
Mar 24 Oct - 16:52 par Moystia

» Rift 4.3 : Crucia's Claw
Sam 21 Oct - 17:09 par Soizicie

Venez découvrir RIFT avec nous
Les posteurs les plus actifs du mois
Moystia
 
Atys
 
Mordrahan
 
Navia
 
Elodril
 
Sellyenda
 
crasyink
 
Yoline
 
Sunalee
 
Salydeen
 

Partagez | 
 

 [RP] Les mages célébres

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Moystia
Admin
avatar

Messages : 2254
Remerciements : 104
Humeur : Volcanique

Feuille de personnage
Ethnie: Elfe
Alignement: Chaotique Bon (Rebelle)
Vocation: Mage

MessageSujet: [RP] Les mages célébres   Mer 18 Avr - 11:52

Elementalistes, premiers mages.
Constituée de divinités élémentaires, la Tempête Sanglante a ravagé l'ordre naturel de Telara par le recours à la magie planaire. Les races de Telara n'avaient qu'une maigre expérience de la puissance inouïe des plans élémentaires tels que ceux du feu, de l'eau et même de la mort. La Tempête Sanglante rapprocha ces plans de Telara, infligeant dévastation et chaos aux forces alignées contre elle.

C'est à cette époque que des Mages aventureux des Hauts-Elfes ont commencé à étudier et exploiter les faiblesses des forces élémentaires, les maîtrisant et les utilisant contre les forces d'invasion. Cet art présentait de nombreux dangers, car la moindre perte de concentration pouvait immédiatement entraîner la mort de l’Élémentaliste. Malgré ces risques, ils parvinrent à influer sur le cours du conflit : leur art les tenait éloignés des combats et leurs serviteurs infligèrent de lourdes pertes aux hôtes planaires venus envahir Telara.

Aujourd'hui, cet art magique est toujours aussi florissant dans tout Telara. Les Mages dotés d'une volonté impressionnante et d'une affinité pour l'ordre naturel sont souvent des Élémentalistes accomplis. Et ceux qui osent invoquer les éléments sans disposer de ces talents ne survivent généralement que peu de temps.

Tahkaat, l'archonte.
Le serviteur Bahmi de l'Archonte toisa le Paladin Amardis. Ce dernier, peu habitué à la chaleur du désert, sembla gêné.

« Nombre de maîtres de guerre cherchent à s'allier avec l'Archonte Tahkaat. Son pouvoir assure la victoire à n'importe quelle armée. Quel précieux trésor avez-vous à offrir, en échange de son aide ? »

« Aucun, » répondit le Paladin. « Mon armée et moi-même en avons fait le serment : nous n'accepterons aucune solde ou prise de guerre. Nous allons combattre Laethys, la Reine de l'Avarice, et nous ne cèderons pas à sa cupidité. »

L'Archonte, vêtue d'une tunique, se tenait sous sa tente, à l'abri des regards. Elle semblait méditer, enveloppée d'encens et d'épices qui brûlaient. La silhouette hocha la tête de manière imperceptible, et son serviteur lui rendit son regard en souriant.

« L'Archonte Tahkaat vous pense plus sage que vous ne le paraissez. Elle combattra aux côtés de votre armée, sa force vous assurera la mort du Dragon. »

Pour leur troisième semaine de périple, l'armée fut attaquée. Des constructions de pierre s'élevèrent dans le désert, hostiles. Se ruant en première ligne, Amardis vit la chaise à porteurs de l'Archonte exploser. Le Paladin mathosien courut vers l'explosion pour ne trouver tout d'abord que des débris rougeoyants.

Le serviteur de Tahkaat la tenait dans ses bras lorsque le Paladin les rejoignit. Le voile de l'Archonte avait glissé. Amardis leva les yeux pour la première fois vers Tahkaat et vit une femme Eth émaciée et faible, se vidant de son sang sur le sable.

« C'est donc cela son grand pouvoir ? » hurla Amardis au serviteur bahmi.

Le Bahmi regarda Amardis, à la tête d'une grande croisade, comme s'il jetait un regard réprobateur à un enfant ingrat. « Regardez votre armée, vous qui venez du Nord. »

Amardis était stupéfaite. Encerclés par les rochers et les flammes, leur peau semblable à de la pierre, chacun de ses soldats, des plus durs à cuire aux plus jeunes qui, la saison passée, n'étaient encore que de simples bergers, se défendait vaillamment contre les puissants Golems. Les apprentis jetaient des sorts tels de véritables mages, les fantassins se battaient comme des champions. Ils anéantirent bientôt les Golems de Laethys d'un revers de main.

« Nous devons la soigner, » dit Amardis, honteuse de n'avoir pas cru en son pouvoir.

« Non ! » Le Bahmi souleva délicatement Tahkaat. « J'ai un pressentiment. »

Soudain, une série de formidables coups secoua le champ de bataille. « Un Titan ! », crièrent les soldats. Une figure gargantuesque les dominait. Même avec ses pouvoirs augmentés, l'armée ne pouvait faire face à une force semblable.

Avant qu'Amardis n'ait pu donner le signal de la retraite, une coulée de lave jaillit soudain d'une crevasse à flanc de colline, avalant les ennemis sur son passage, et Amardis sentit la puissance du Titan déferler entre ses mains. Elle regarda l'Archonte dont les yeux brûlaient comme le sang de la terre en fusion. Royale et splendide, Tahkaat n'avait plus rien de cet être frêle et flétri.

« À l'attaque ! », hurla-t-elle. « Les Dieux sont avec vous et avec l'Archonte Tahkaat ! » Son armée les rejoignit, forte d'un regain de pouvoir. Amardis ne s'était jamais sentie aussi puissante et si invincible de toute sa vie.

Tandis qu'Amardis arrachait sa lame du cœur desséché du Titan, elle sentit la main de Tahkaat sur son épaule. Amardis aimait les dieux, mais ne s'était jamais sentie aussi proche d'un être divin.

Kamuzu Sagta, chloromancienne

Kamuzu Sagta chevauchait avec le reste des réfugiés qui fuyaient Eboni, la cité charmée, où Laethys la grande dragonne dorée et ses serviteurs ogres avaient réduit la population en esclavage. Kamuzu était un mage influent, détenteur d’un pouvoir considérable. La Gueule d'Or lui avait déclaré que les mortels qui savaient rester à leur place avaient obtenu la permission de conserver leur position sur l’échiquier du pouvoir, à condition de la vénérer.

Rester à sa place ? Enfant, Kamuzu résolvait déjà des équations de convergence planaire. Il ne s’inclinait devant aucun mortel, dragon ou dieu. On ne pouvait pas en dire autant de ses compatriotes. Kamuzu observa le chamane qui chevauchait à ses côtés, vêtu de fourrures puantes, sa barbe en broussaille imbibée de quelque émulsion animale repoussante. Le saint-homme, avec des manières de rustre, essuya directement sur son torse dénudé la graisse du morceau de yarnosaur qu’il mastiquait.

Kamuzu l’avait pris pour un vagabond jusqu’à ce que des citadins se prosternent à ses pieds, le suppliant de leur venir en aide. « Et dire que nous avons échappé à la domination d’une créature d’outre-monde, juste pour nous jeter dans les bras d’une autre », pensa-t-il. « Mais je suppose que si ma fille agonisait après avoir été embrochée par la lance d’un ogre, je réviserais sans doute mon opinion. »

Cette révélation hanta Kamuzu. Ses équations surnaturelles lui avaient permis d’éclaircir tous les mystères de Telara, mais pas d'améliorer la condition humaine. S’installant sur les berges Sud du Lac de la Consolation, il tourna toute son attention vers ce problème : guérir en employant la magie d’arcane. Il rassembla tous les échantillons du plan de la Vie qu’il put trouver et son laboratoire eut tôt fait de ressembler à une jungle étrange marquée du sceau des fées.

Ses pairs considérèrent que sa quête tenait de la folie, et dans les milieux autorisés on s’employa même, par dérision, à trouver un nom pour désigner un mage qui accomplirait la chimère de Kamuzu et on se mit d’accord sur l'appellation de « Chloromancien ». Malgré tout, Kamuzu était capable de rêver des écritures eldritchs qui dictaient les lois de la magie, et il finit par trouver la clé de la maîtrise de la Vie.

Mais il y avait un prix à payer.

Les énergies vitales ne peuvent pas être créées, mais transférées. Quand un clerc soigne une blessure, il ne canalise pas de l’énergie vitale brute mais l’essence d’un dieu ou d’un esprit qu’il vénère. Si Kamuzu soignait un homme sur le point de mourir, il mettrait sa propre vie en danger. Un sacrifice qu’il n’était pas prêt à faire. Déçu, Kamuzu dirigea son attention vers une rébellion visant à reprendre Eboni, sa cité bien-aimée.

Il y parvint alors que la bataille faisait rage. En se rapprochant, il observa attentivement le cours des événements. Il découvrit l'évolution du combat, la victoire passant d’un camp à l’autre, et comment l’un des côtés devenait fort aux dépens de l’autre. C’est alors qu’il eut une autre révélation.

En arrivant sur le champ de bataille, Kamuzu aspira la force vitale des ogres, se débarrassant ainsi facilement d'eux. Débordant de plus d’énergie qu’il ne pouvait en contrôler, il la fit lentement irradier de son corps vers les guerriers qui défendaient sa position. Les blessés étaient guéris et ceux qui étaient morts depuis peu se relevaient pour rejoindre la mêlée. La beauté de la chose conquit Kamuzu. Il n’avait besoin que de prendre de la Vie pour la redonner ailleurs, ses adversaires étant autant de donneurs involontaires. Les rebelles, renforcés par cette magie qui les guérissait tandis qu'ils abattaient leurs ennemis, se jetèrent sans la moindre hésitation sur ces derniers et chassèrent ainsi la Gueule d'Or d’Eboni.

Kamuzu Sagta fut vénéré non comme un prêtre, mais comme l’un des premiers grands mages des Eths. Il enseigna son art et sa philosophie sur le maniement de l'énergie de vie aux étudiants qui envahirent la cité charmée. Et, lorsque le grand dragon doré fut vaincu, ce fut grâce à ses équations et sa thaumaturgie que celui-ci fut définitivement maintenu à l'écart d'Eboni.

Nyx la dominatrice.
Nyx était une jeune fille chérie par les Kelaris. D'une rare beauté, elle était promise à Heliod, futur grand prêtre. Sur des terres où la cruauté était considérée comme une vertu, Nyx était réputée pour sa bonté. De sa voix mélodieuse, elle appelait les écureuils à descendre des arbres et les oiseaux à quitter les cieux pour venir se percher sur ses épaules.

De retour d'une journée passée au cœur d'une clairière ombragée, Nyx entra dans ses somptueux appartements où l'attendait un sorcier abyssal, une dague à la main.

« C'est ici que prend fin ta destinée... » La menace de l'adorateur sans visage s'éteignit dans sa gorge. Il rétrécit soudain, laissant place à un écureuil qui se mit à courir en cercles frénétiques là même où le sorcier se tenait quelques secondes plus tôt. Fredonnant une douce mélodie, Nyx appela le petit animal et le mit dans une cage qu'elle plongea immédiatement dans un tonneau remplit de liquide. Son chant couvrit les cris terrifiés du rongeur dont elle se débarrassa ensuite en jetant son corps sans vie par la fenêtre.

Les adorateurs de l'Eau étaient à nouveau de retour. « Oh, mon frère, pensa Nyx, combien de fois encore devrai-je affronter ces individus ? »

« Oh, Heliod ! », appela-t-elle d'une voix gracieuse, la main sur la dague de rituel sertie qui reposait sur sa hanche, « nous ne devrions pas tarder avoir de la visite ! » Elle ouvrit la porte qui donnait sur le salon pour voir si son aimé était toujours plongé dans une méditation profonde.

À la place d'Heliod se tenaient d'autres adorateurs abyssaux, arborant des masques confectionnés à partir de la peau de leurs victimes. Le plus imposant d'entre eux, armé de plusieurs épées, était en train de couper le l'époux de Nyx en morceaux pour les besoins de leurs rituels démoniaques, tandis que les autres s'affairaient à peindre leurs symboles profanes, insensibles au chaos qui les entourait.

« Bien, je vois que vous avez su vous mettre à l'aise », dit-elle en affichant un sourire assuré. « Vous devez être épuisés ». Elle fit alors un geste de sa main vers le petit groupe et les adorateurs furent soudainement aux prises d'une redoutable torpeur. La bienveillance de la jeune fille disparut aussitôt tandis que l'air lui-même s'assombrit. « Par votre faute, je suis maintenant obligée de me trouver un autre mari », dit Nyx avant de rejoindre les ombres qui couvraient peu à peu les murs.

Les adorateurs d'Akylios sont habitués à la folie. Dans la demeure de Nyx, ils connurent cependant leurs pires et ultimes tourments : ils couraient à travers la pièce, se labourant le visage de leurs ongles pour tâcher de retirer les milliers d'insectes imaginaires qui y grouillaient, oubliant qui ils étaient avant de finir par s'entretuer dans un accès de paranoïa aiguë. C'est ainsi qu'aux prises avec leurs tourments chaotiques, ils détruisirent sans même le réaliser, le rituel d'arcane qu'ils avaient tenté d'initier plus tôt.

Nyx se retourna et posa son regard sur le chef qui venait de retrouver la force nécessaire pour se tenir debout. « Sorcière ! », cria-t-il, « Akylios ne tombera pas aux mains de créatures de ton espèce ! » Un éclair d'une extraordinaire énergie jaillit, déchirant l'air, qui rebondit aussitôt sur le bouclier magique de Nyx pour se retourner vers l'adorateur. Quel que fut ce sort, son effet sembla extrêmement douloureux pour ce dernier.

« Oui, oui, vous autres adorateurs avec vos fadaises, vous commencez par m'ennuyer à mourir. » Et Nyx se pencha sur l'homme, aspirant par la bouche, le nez, les conduits lacrymaux et les pores du sorcier la quintessence de sa magie. Le corps de celui-ci s'effondra dans un bruit mat sur les corps de ses sbires.

Nyx s'observa dans le miroir puis fronça les sourcils. « Et bien. Il suffit de faire comprendre à cet Akylios que si l'on me cherche, on me trouve. »

Corthana Wyvernjack, nécromancienne.

Corthana Wyvernjack aida son frère à sortir de la crypte et poussa un petit cri d'un air inquiet en effleurant son armure cabossée. William plissa les yeux et la regarda.

« C'est toi qui voulais attirer l'attention du grand prêtre, lui rappela Corthana. Si tu veux me protéger, alors assume-en les conséquences. » William s'apprêtait à parler mais elle l'en empêcha et s'en alla chercher son aiguille pour recoudre les plaies de ce dernier.

La situation de William remontait à l'époque où Corthana et lui avaient rejoint la croisade contre les Éternels. Ils travaillaient de leur côté puisque les autres se méfiaient de la magie de Corthana.

Tout leur réussissait plutôt jusqu'au jour où Corthana fut capturée par les Éternels. Peut-être décelèrent-ils en elle un côté obscur ou tout simplement pressentirent-ils sa finesse d'esprit ; quoi que ce fût, ils l'introduisirent à leur rituel de réanimation. D'une complexité superflue, ce rituel était chargé d'invocations de Regulos qui, paraissant faire partie intégrante de la magie, ne servaient en fait qu'à pervertir l'invocateur. Corthana se joignit donc au spectacle mais en évitant soigneusement toute référence au Destructeur.

Et puis un jour, William, son entêté Paladin de frère, arriva sans crier gare dans le camp des Éternels pour la libérer. Corthana n'hésita pas une seconde : profitant de la distraction des ennemis, elle changea le sol sous leurs pieds en crypte funéraire et donna à goûter à ces fanatiques qui ne cherchaient qu'à la corrompre, le goût de leur propre nécromancie.

Cette magie subtile et pernicieuse ne suffit pas à venir à bout de ses ennemis. Corthana invoqua alors des zombies qui se nourrirent de l'énergie mortifère ainsi libérée pour renforcer leurs attaques.

Cependant, elle n'avait pas oublié son frère. C'était bien grâce à lui et à son audace qu'elle était parvenu à user de ses terribles pouvoirs sur ceux qui croyaient pouvoir la duper. Elle savait que derrière le courage Mathosien se cachait souvent les talents d'un prêtre et que sans soins, William finirait par succomber à ses milliers de coupures.

Elle puisa donc au plus profond d'elle-même, à la source de sa vie, à même son propre sang pour sauver son frère. Lorsque l'épreuve devint trop lourde à supporter, elle s'aida en puisant dans l'essence de ces fanatiques qui portaient désormais son empreinte.

Fuyant pour leur vie, Corthana et William croisèrent la route du grand prêtre de Regulos dont la malveillance l'avait transformé en un éternel mort-vivant. D'un tour de magie noire et tout en ricanant, il métamorphosa William en vieillard, lui faisant aussitôt rendre l'âme. Corthana garda d'abord son sang-froid ; elle réunit ses forces et prit l'apparence d'une liche. Dans sa nouvelle forme, elle invoqua les fantômes de nobles guerriers qui eurent raison du grand prêtre et vengèrent William. Ayant retrouvé sa forme humaine, elle s'effondra à terre en pleurs à côté du corps gisant de son frère.

William, comme tout Paladin, ne parvint jamais à accepter l'art nécromant. Et à chaque fois qu'elle le recousait de son aiguille, il lui lançait, de ses yeux creux, un regard des plus glacials. Il est dit que jusqu'à ce jour et pour l'éternité, il continue de la protéger, à l'affût du moindre sbire de Regulos qui tenterait de perturber son paisible sommeil.

Phynnious Rothmann, pyromancien.

« Reste ici. Ces tours de passe passe que les Elfes t'ont appris n'effraieront jamais la Légion de la Tempête », railla le frère de Phynnious Rothmann.

Imbécile, songea Phynnious en contemplant ses compagnons, prêts pour la bataille. Mes tours ont même effrayé mes professeurs!

Fils chétif d'un chef de guerre mathosien, Phynnious Rothmann fut envoyé auprès des Elfes pour étudier la magie, moins dans le but de faire connaître l'art de la magie à son peuple que dans celui d'éviter d'être martyrisé par les hommes du rang. Mais les Elfes le renvoyèrent chez lui plus tôt que prévu, non pas à cause de ses recherches sur la magie du feu qui avaient bien failli réduire en cendre leur bosquet sacré, mais parce que le dynamisme du jeune humain avait quelque chose de dérangeant.

Rothmann se traîna jusqu'au bord de la falaise pour observer les valeureux nordiques prendre lentement mais inexorablement le dessus sur l'armée indisciplinée de Crucia. Soudain, une violente décharge électrique surgit au milieu du champ de bataille. Que la foudre ou la peur en soit la raison, les cheveux de Phynnious s’hérissèrent sur sa nuque. Il murmura : « Touché par la Tempête ».

Crucia en personne, le dragon des tempêtes, avait pris possession du commandant de la Légion. Phynnious savait qu'elle était un stratège hors du commun, et que sa magie, faites de la fureur des ouragans et de la puissance de la foudre, était capables d'éradiquer tous les nordiques de cette vallée. Il en avait la certitude. Malgré tout, il galopa vers le champ de bataille, aussi vite qu'un feu d'été se répandant parmi la sécheresse. Alors même qu’il sautait de cheval, Phynneous se transforma en torche vivante et fonça vers le front à l'instant même où les Mathosiens semblaient sur le point de plier.

En première ligne, Rothmann fit s’ouvrir le sol et en extirpa du magma en fusion, exécutant en quelques secondes une incantation que ses tuteurs elfes auraient pris plusieurs minutes à réaliser. Des flammes incandescentes surgirent de ses doigts, carbonisant des nuées de légionnaires et les dispersants aux quatre vents. Le ralliement de la Légion de Tempêtes se mua en débâcle.

Une flèche vint se loger dans l'épaule de Rothmann, affûtant sa concentration à mesure que la douleur fulgurante montait en lui. Le chef possédé de la Légion des Tempêtes avança, visant de sa deuxième flèche le cœur du mage. Phynnious poussa un hurlement de rage et libéra des vagues de flammes qui consumèrent l'arc de son ennemi. Le général dégaina son épée et chargea à travers les flammes. Il n’atteignit jamais Phynnious, figé en statue de cendres a seulement deux pas du mage.

Le rire de Phynnious dispersa sur les cendres qui s'envolèrent dans la brise du nord, rejointes par le rugissement de ses compagnons qui poursuivaient la Légion des Tempêtes en fuite. Une voix résonna dans le ciel : « Je te tuerai, petit mage. »

Des années plus tard, alors qu'il posait la clé de voûte de la prison de Crucia, Phynnious la nargua. « Te souviens-tu de ce que tu m'avais promis ? », demanda-t-il en riant, crépitant comme un feu de joie.

Amunet la tempestaire.

On raconte que la Tempestaire Amunet pouvait stopper le cœur d’un homme d’un simple effleurement électrisé de ses doigts. Mais avant qu’elle ne rejoigne Thorvin Durmarteau dans sa croisade pour emprisonner Vertécaille, Amunet était connue sous le nom de Sorcière aux Tempêtes des Marches d’Émeraude. Et sans l’intervention du Justicier, elle aurait fini sur le bûcher réservé aux hérétiques des cultes draconiques.

Dans les riches terres cultivées des Marches, la compagnie de Thorvin tomba sur une région malmenée par de rudes orages, au sol constamment gelé, aux champs secs et couverts de givre. La colère des gens des Marches s’était tournée contre une femme eth, Amunet, que la peau tannée et la chevelure blanche évoquant des fils d’argent effrayaient. Les croisés la trouvèrent ligotée à un poteau sur la place du village de Havre de Smith, encerclée de villageois agités et brandissant des torches. Thorvin invoqua sa fonction de porteur du jugement divin, et demanda à rencontrer la condamnée.

« Possèdes-tu les pouvoirs qu’ils t’attribuent ? », lui demanda-t-il.

« Oui », répondit Amunet sans trahir la moindre émotion.

« Est tu la cause des grands froids ? »

« Ils sont mon œuvre », répondit la sorcière.

« Pourquoi ? »

Un sourire se forma sur ses lèvres : « Enfin quelqu’un qui s’en soucie. »

Tandis que ses hommes maintenaient les villageois à distance, Thorvin défit les liens d’Amunet. Elle mena la compagnie au cœur des Marches, là où le froid congelait les jeunes pousses. Le Rôdeur elfe Durnes fronça les narines en découvrant la corruption planaire qui souillait les plantes. La sorcière expliqua alors qu’elle avait découvert les serviteurs de Vertécaille plantant des pousses issues du Plan de la Vie et qu’elle avait fait appel à la tempête pour en prévenir la floraison.

Ensemble, ils tendirent une embuscade aux méprisables sbires du Primordial. La terrible pluie cessa et le froid recula lorsqu’Amunet dissipa le sort dont elle avait affligé la région, puis la compagnie de Thorvin se dissimula dans le champ. Lorsque la nuit vint, les cultistes humains se répandirent au travers des landes pour planter leurs graines corrompues.

Amunet surprit les croisés de Thorvin en commandant soudainement aux éléments par sa magie. Elle s’écarta de l’affrontement, se protégeant par de puissantes bourrasques qui envoyaient voler les cultistes comme des poupées de chiffon. Le froid encercla les adorateurs, plongeant par son étreinte glacée certains d’entre eux dans une catatonie hypothermique. Les éclairs zébrèrent le ciel, foudroyant les cibles isolées et sautant d'une cible à l'autre, ou frappant les groupes de cultistes qui couraient comme des brebis apeurées. Si chaque croisé abattit de nombreux cultistes, Amunet les surpassa de loin dans le score final.

Lorsque tout fut fini, ils découvrirent parmi les corps des misérables un membre de quasiment toutes les familles du village. Dégoûtée, Amunet décida qu’il était temps pour elle de quitter les Marches. Thorvin lui offrit une place dans sa compagnie, le légendaire groupe destiné à jeter à bas le vorace Vertécaille.

Neddra, première anathema

La mort a toujours été l’influence la plus corruptrice des arcanes. Au mieux, les Mages qui cherchent à maîtriser son pouvoir plongent inévitablement dans la folie, tandis que les plus malheureux succombent aux tentations de la Cour Éternelle et deviennent les serviteurs de Regulos.

Neddra était une Mage unique, un prodige qui voyait la mort comme l’unique sphère non maîtrisée du monde des arcanes. À cause de ses recherches, Neddra fut renvoyée de l’Académie de Vif-Argent, et fut qualifiée d’hérétique et de disciple de Regulos. Loin de se laisser décourager, elle voyagea jusqu’au nord, au cœur des anciennes terres de Mathosia où la corruption de l’Ombre faisait encore rage.

Ce que Neddra découvrit pendant son voyage reste un mystère, mais personne ne contesta le pouvoir qu’elle obtint. Pendant des années, elle guerroya contre le Cour Éternelle, combattant et détruisant leurs adeptes infiltrés au sein des écoles de magie. De nombreux jeunes Mages marchèrent ensuite dans ses pas. Ces disciples, connus sous le nom d’Anathemas, pensent que seuls ceux qui maîtrisent la mort peuvent chasser les ténèbres de Telara.

_________________
Archimage & pyromancienne

« Pour le lâche, le feu est un danger. Pour l'imbécile, le feu est un outil. Pour moi, le feu est une arme, un ami, un état d'esprit, et les courageux brûlent aussi vite que les lâches. »


Dernière édition par Moystia le Sam 12 Sep - 16:36, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Moystia
Admin
avatar

Messages : 2254
Remerciements : 104
Humeur : Volcanique

Feuille de personnage
Ethnie: Elfe
Alignement: Chaotique Bon (Rebelle)
Vocation: Mage

MessageSujet: Re: [RP] Les mages célébres   Sam 15 Mar - 9:53

Voradrin, Arbitre de Bahralt

Hylam regardait les autres maçons pagayer en direction de l’Athénée. Lorsqu’ils arrivèrent à l’entrée, elle disparut de son poste pour réapparaître en leur compagnie. Elle parlait doucement tandis que le groupe sortait tout un assortiment de lames qu’ils recouvrirent de poison.

« Votre priorité, c’est Voradrin. Ce devrait être vite réglé », chuchota-t-elle. « Ce n’est qu’un Mage, après tout. »

Hylam avait raison sur un point ; Voradrin était effectivement un Mage. Jeune Naine, elle l’avait vu lire et relire les mêmes livres pendant des jours, prendre des notes, lancer deux ou trois petits sorts… Malheureusement, Hylam était partie rejoindre les Abyssaux peu avant que Voradrin ne change… drastiquement.


Le changement s’était produit à la bibliothèque de Glasmarteau, non loin du site de construction actuel. Voradrin, seul comme à son accoutumée, marmonnait les lignes d’un tome particulièrement épais. « Nous sommes des fous aveuglés par nos propres traditions », lit-il. « Nous nous réfugions derrière des guerriers alors que notre meilleure protection se trouve dans la connaissance. La connaissance de la magie. »

Plus Voradrin passait du temps à lire les équations runiques de l’ouvrage, plus il était émerveillé par ce qu’il apprenait. Dans l’air, il traça rapidement quelques lignes qui l’éblouirent d’une énergie ancienne. Tremblant d’excitation, il s’empara d’une pile de livres qu’il bloqua sous son bras et, d’un pas énergique, s’engouffra dans les escaliers tournants de la bibliothèque, avant de tomber la tête la première sur un corgi à bout de souffle.

Voradrin se redressa, ses yeux clignotant d’étonnement à la vue du chien. « Mais que fais-tu ici, toi ? », lui demanda-t-il tout en lui grattant derrière les oreilles. « Les chiens ne sont pas censés… »

Avant que Voradrin n’ait le temps de terminer sa phrase, le chien avait doublé de taille. Il continua à grandir jusqu’à surpasser le Mage. La librairie tout entière se referma sur elle-même lorsque le chien prit la parole.

« Voradrin des maîtres des runes », hurla la créature. « Protège le savoir de mon peuple. Il doit survivre aux épreuves à venir. »

« Comme vous voudrez, puissant Bahralt. » Voradrin prit soin de ne pas le regarder lorsqu’il prononça ces mots. Il savait ce qui était advenu aux mortels ayant osé contemplé le divin. « Mais je me demande ce qui pourrait ici, à Glasmarteau… »

Voradrin se rendit compte que le dieu s’était volatilisé. Le corgi avait lui aussi disparu. À leur place gisait une pile désordonnée de ses papiers et ouvrages. « Je suppose que si Bahralt veut que la librairie survive à l’épreuve du temps, alors le bibliothécaire doit lui aussi y survivre. »

Voradrin se remit de suite au travail : il entreprit des études qui mèneraient à l’avènement de l’ordre des Arbitres, un groupe de Mages maîtrisant les sorts de la puissance et de la protection des arcanes, ainsi qu’à la création d’un Athénée fortifié, dans le but de garder le savoir ancien en sécurité.

Il faut rendre à Hylam l’impeccable exécution de son plan d’attaque surprise. Ses assassins, qui portaient des masques des Abyssaux, se ruèrent sur le vieil Arbitre avant que les Mages en sa compagnie n’aient le temps de réagir.

« Glasmarteau tombera », chuchota-t-elle au même moment qu’elle fit pénétrer sa dague au travers de la chasuble du Mage. « Et votre savoir sera perdu, à jamais. »

Voradrin gloussa. « Je crois que la lame de ta dague est tordue. »

Stupéfaite, Hylam découvrit son arme déformée et recouverte de gel. Elle sortit une autre dague et lança une nouvelle attaque sur Voradrin, mais le Mage fit voler Hylam hors de sa vue en invoquant une rafale de vent. Un autre assaillant tenta d’écraser le crâne de l’Arbitre à l’aide d’un gourdin en bois… qui se brisa au contact. Voradrin contre-attaqua en soufflant son ennemi à l’aide de son bâton.

« Voilà un excellent exercice. » L’Arbitre invita ses collègues à venir le rejoindre depuis la pièce d’à côté.

Hylam vit le vent tourner contre elle et les siens. « Changement de plan. Tuez les assistants ! », ordonna-t-elle.

« Non », commanda Voradrin, d’une voix imprégnée de magie ancienne. « Je suis votre seul et unique adversaire. J’ai consacré toute ma vie à la construction de cet Athénée pour protéger le savoir des anciens. Qui es-tu pour oser venir le détruire ? »

Les assassins abyssaux luttèrent contre les incantations du Mage, mais les vents tourbillonnants les attirèrent vers l’Arbitre. Pire encore, leurs attaques furent repoussées et déviées par le Mage, dont la peau était devenue aussi froide et solide qu’un bloc de glace. Ils succombèrent tous, un à un, aux traits de magie des autres maîtres des runes.

Après la bataille, Aleksei, le Chloromancien de la bibliothèque, fut le premier à briser la glace…

« Comment allons-nous terminer l’Athénée sans les maçons ? »

« La connaissance est tout ce dont nous avons besoin », répondit Voradrin. « La connaissance de la magie. »

_________________
Archimage & pyromancienne

« Pour le lâche, le feu est un danger. Pour l'imbécile, le feu est un outil. Pour moi, le feu est une arme, un ami, un état d'esprit, et les courageux brûlent aussi vite que les lâches. »
Revenir en haut Aller en bas
 
[RP] Les mages célébres
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» OYE OYE Gentilles fées, sorcières et gentils mages
» Les Rois Mages
» L'Eure, berceau des célébrités.
» Gouffres célèbres
» Que serait-il arrivé s’il y avait eu 3 “reines-mages” plutôt que 3 “rois-mages” ?

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
 :: La maison d'Edition Draconicus :: La tour des Mages-
Sauter vers: