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Que vous Soyez un Voyageur, une jeune Elue en quête d'aventures ou un simple curieux, Soyez le bienvenu dans notre Antre ... .

Fiers bretteurs, forts en gouaille, fervents disciples de Mariel Taun ou encore pyromanciens dont la passion pour les flammes devient inquiétante, nous aimons affûter nos lames, dépoussiérer nos plus puissants grimoires et partir ensemble, relever les plus grands défis de ces terres ...

Si Partage, Plaisir et Courage sont autant de mots que vous portez en étendard... Si l'envie vous prend de vous investir pour le salut de Telara et le respect de nos valeurs... Alors cessez d'hésiter et entrez .... Votre place est certainement parmi les nôtres ...

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 [background RP] Les clercs, premiers détenteurs de magie de Telara

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Aphykit
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MessageSujet: [background RP] Les clercs, premiers détenteurs de magie de Telara   Mer 18 Avr - 0:18


Les premiers détenteurs de magie de Telara acquirent leurs pouvoirs en faisant des pactes avec des esprits élémentaux mineurs. Grâce à leurs recherches approfondies, les Clercs devinrent encore plus puissants et purent rapidement communier avec les démons, les fées et les dieux. Ces hommes saints fondèrent un certain nombre de disciplines spirituelles : certaines se concentraient sur une philosophie rigoriste, tandis que d’autres s’appuyaient sur des allégeances théologiques plus libres.

Ceux qui répondent à cet appel privilégient la sagesse et la foi, mais tous les clercs s’enorgueillissent toutefois de connaissances étendues. Profondément déterminé, un clerc agit grâce au soutien d’êtres aussi puissants que totalement incompréhensibles pour le profane. La nature exacte de ces êtres dépend de la culture d’origine et du cheminement spirituel de chaque Clerc.

Les Clercs sont connus pour leur magie de soutien puissante, capable de soigner les blessures les plus graves ou guérir les maladies les plus mortelles. Les sorts invoqués par les Clercs sont aussi variés que les divinités protectrices qu’ils servent. De nombreux Clercs sont aussi des combattants compétents qui peuvent invoquer la colère divine ou se lancer au beau milieu d’une bataille, en usant de leur marteau de guerre.

Les Clercs puisent dans l’énergie des arcanes appelée mana pour invoquer leurs sorts. Accordée par leur divinité protectrice, leur réserve de mana n’est pas illimitée et doit être gérée avec prudence pour éviter que les Clercs n’épuisent leurs réserves lors d’une crise.

Les ordres militants portent une cotte de mailles et un marteau de guerre à deux mains ou une masse et un bouclier lors des combats rapprochés. Cependant, les prêtres les plus mystiques préfèrent revêtir une soutane en toile et brandissent les symboles du pouvoir spirituel tels que des crosses épiscopales, de volumineux grimoires et totems.


La Sentinelle

Incapable de concilier les contradictions entre les divers dieux, l'apprenti elfe Niyol Cliffswind entreprit un pèlerinage vers Glasmarteau. Dans le capitole des Nains, anciens ennemis des Elfes, il essaya d'apprendre comment les villes florissantes de Bahralt pouvaient coexister avec le désert sauvage de Tavril.

Ses jours ici furent misérables : il fut chahuté et réprimandé, et ne put obtenir une audience avec un prêtre de Bahralt. Puis, une nuit, il fut tiré de son lit par une foule prête à le lyncher. « Sale espion ! » criaient-ils, pendant que les Elfes, menant une attaque surprise, venaient de franchir les murs de la cité. Alors qu'il était traîné jusqu'à la potence, Niyol entendait la clameur du combat provenant de toutes parts de Glasmarteau.

L'avant-garde Elfe fit irruption dans la salle principale alors que le bourreau enfilait la corde autour du cou de Niyol. Un instant plus tard, une flèche vint transpercer la gorge du Nain, poussant Niyol de son tabouret. La corde se tendit.

Bien que la bataille fît rage dans la salle naine, aucun combattant se tenant aux côtés de Niyol ne succomba. Alors même qu'il se balançait au bout de la corde, l'apprenti susurra une prière de guérison, offrant son dernier souffle pour sauver défenseurs et attaquants sans distinction.

C'est alors que toutes les statues de Glasmateau érigées à la gloire des dieux se mirent à luire d’une lumière divine. La prière de Niyol trouvait écho sur leurs lèvres. Ceux qui furent touchés par cette lumière furent instantanément soignés. Ceux qui entendirent les mots divins tombèrent dans une transe sereine.

Les Elfes vaincus, les Nains libérèrent Niyol et le canonisèrent. Les deux camps se jurèrent alors une allégeance éternelle, et le pèlerin reprit son périple.

« Les dieux, quels qu'ils soient, accordent de l'importance à la vie de tout mortel. Tel est le secret de l’union » dit Niyol d'une voix sereine.

Niyol passa maintes années à répandre la bonne nouvelle, à effectuer des miracles et à trouver dans chaque culture des liens avec le divin. Lorsque les dieux formèrent la caste des Veilleurs, les sentinelles de Niyol apportèrent l'espoir par le biais de l'unité à tous les peuples de Telara.


Le Purificateur

Au temps de la Tempête Sanglante, un sorcier du nom de Talos Roda fuit dans les jungles volcaniques d’Aegea lorsque son village fut envahi par les serviteurs draconiens de Maelforge. Touché par la fièvre, il resta étendu pendant des jours tandis que ses blessures s’infectaient et que sa vie lui échappait. À la fin de la quatrième nuit, Roda se retrouva entouré de poussières de flammes vacillantes et des esprits murmurants de ses ancêtres. Ces esprits lui promirent vengeance s’il concluait un pacte avec eux et devenait leur passerelle vers le monde physique.

Talos accepta leurs conditions et vit alors l’une des poussières de flammes danser dans sa main. Il l’appliqua contre sa jambe et elle referma la plaie et soigna l’infection. Il éprouva une douleur atroce, mais lorsque les flammes moururent, sa jambe était complètement guérie.

Ses pouvoirs spirituels soutenus par les forces primales du feu, Talos retourna à son village et fondit sur ses oppresseurs. Avant qu’une épée ne puisse s’élever contre lui, il déclencha une tempête de feu qui engloutit tout le village. Les flammes tourmentèrent les deux camps, mais, alors que les Draconiens furent réduits en cendres, les blessures des Elfes furent miraculeusement guéries et leurs âmes soutenues par les esprits des ancêtres. À partir de ce jour, Talos et son peuple passèrent à l’offensive, s’efforçant de mettre fin à la domination de Maelforge sur leurs terres.

Une telle démonstration de pouvoir spirituel n’avait encore jamais été vue, mais de nombreux Clercs suivirent la voie de Roda, concluant des pactes avec les esprits du feu. Connus sous le nom de Purificateurs, ces hommes saints déclenchent des feux rédempteurs pour soigner leurs alliés et utilisent la fureur de leurs ancêtres pour terrasser tous ceux qui menacent leur mode de vie.


Le Protecteur

Les Elfes quittèrent leur pays et vinrent s'installer dans les Îles Kelari, un lieu peuplé d'esprits sauvages. La plupart de ces petits dieux s'allièrent avec les nouveaux venus, mais l'un d'entre eux ne voulut rien entendre : Ixalou, le seigneur de la rivière. La jeune Diona, pressentie pour devenir la Grande Prêtresse des Kelaris, se vit un jour défiée par l'une de ses rivales de faire ses preuves en ralliant le seigneur de la rivière à sa cause.

Elle offrit un sacrifice à l'idole d'Ixalou, et marcha le long de la rivière en attendant qu'il surgisse des eaux. « Tu viens chercher ma faveur, Elfe, lança Ixalou d'une voix telle une vague déferlant sur les rochers, mais je ne t'en accorderai point. Les Kelaris sont impulsifs, arrogants et imprévisibles. Tout le contraire de la rivière. L'eau est apaisante, humble et par-dessus tout, constante. »

« Je n'échouerai pas. » La voix de Diona avait beau inspirer une fierté dangereuse, Ixalou lui permit de se servir de sa magie le temps d'un unique essai.

Diona parcourut la rivière. Après deux jours, elle croisa un groupe de pêcheurs soumis à l'assaut des tourbiers. Spontanément, elle invoqua une vague gigantesque qui balaya la vermine, mais certains demeurèrent

Diona draina le fluide de leur corps pour ensuite les percer avec des lances d'eau, mais ne parvint pas à tous les arrêter. Lorsqu'elle se retourna vers les pêcheurs, elle vit que leurs minutes étaient comptées. Elle leur jeta donc des rayons d'énergie régénérante, mais avant même que le sort ait fait son effet, une nouvelle attaque des tourbiers les achevèrent

Diona fut saisie d'horreur. Si elle avait bel et bien tué les monstres, elle n'avait rien pu faire pour les pêcheurs. Elle tomba à genoux, et attendit qu'Ixalou vienne reprendre ses pouvoirs. Elle patienta un jour… puis deux… puis trois.

Au soir du cinquième jour, Ixalou apparut devant elle. « Tu as échoué. Sais-tu seulement pourquoi ? »

Diona baissa la tête et répondit : « L'eau est constante, elle a besoin de temps pour s'écouler. Si j'avais commencé par soigner les pêcheurs, ils auraient pu résister aux blessures à venir. Ma fierté m'a aveuglée. Je croyais pouvoir tuer les démons d'abord ; j'avais tort. »

Les bords de la rivière gonflèrent et son seigneur se mit à glousser. « C'est bien la première fois que j'entends un Kelari admettre ses erreurs. Pour cela, tu mérites une seconde chance. »

Reconnaissante, Diona suivit le cours de la rivière jusqu'à entendre un bruit d'épée. Elle suivit ce son jusqu'à trouver un groupe de voyageurs à l'agonie face à une bande de satyres.

Diona invoqua des sphères d'eau de soins et les jeta dans la mêlée. Une ou deux éclatèrent immédiatement au contact des combattants blessés, tandis que les autres ne libérèrent leur énergie curative qu'après de nouvelles blessures. Les satyres se trouvaient bien démunis face à Diona et ses vagues de soins.

C'est alors que leur chef asséna aux voyageurs un coup de hache circulaire qui les affaiblit de plus belle. Diona s'en remit aux conseils du seigneur de la rivière, et un torrent de pluie vint se déverser. Chaque goutte guérit une blessure. Revigorés, les pèlerins purent enfin massacrer les satyres.

Un Nain aux bras arqués s'avança et arrêta son regard sur Diona. « Voilà qui était impressionnant. Je suis le Justicier Thorvin. Nous sommes à la poursuite de Vertécaille, alors si vous aimez tuer les satyres, vous pourriez nous être utiles. »

Brièvement, Diona regretta de ne pouvoir aller faire étalage de ses nouveaux pouvoirs devant sa rivale. Elle accepta d'accompagner Thorvin et son groupe, et aperçut alors, au bord de l'eau, une silhouette lui fit signe d'approbation, puis disparut.


Le Justicier

Telle l'ombre, Nidris le loup géant parcourait le Bois de Faering. Il suivait la piste des envahisseurs du domaine de Vertécaille le Primordial. Il retrouva la troupe de soldats humains et nains dans un temple envahi par la végétation. Au milieu de ces pierres descellées par les racines, ils écoutaient tête baissée la prière dite par un clerc nain portant une cotte de mailles sous sa soutane. Celui-ci s'agenouilla devant ce qui restait de l'autel en s'appuyant sur une sorte de bâton.

« Vous dites au revoir à vos dieux ? Le seigneur Vertécaille les dévorera sous peu. » Cette voix ironique appartenait à Corrigan, un changelin qui chevauchait Nidris et se prenait pour le seigneur de ce bois.

« Débarassez-vous des soucis de ce monde. », dit Corrigan, « et venez vous amuser avec nous dans ce paradis. »

Une nuée de fées ailées accompagnant Corrigan fondit sur le groupe et commença à tirer sur les barbes des uns, enlever les tuniques des autres ou à fouiller leurs poches pour s'amuser.

« Je m'amuserai lorsque j'aurai terminé mes prières. », dit Thorvin Durmarteau, Justicier de Thedeor.

« Un larbin des dieux ! », rugit le changelin. « Absous-nous de nos péchés avant que Nidris ne vous dévore et que je n'utilise ton bâton divin pour lui curer les dents. » Les fées gloussèrent d'un air méchant et Nidris grogna à en faire trembler la forêt.

« Vous, petites diablesses ailées, avez mal compris ma foi. Je ne suis pas là pour absoudre vos péchés. Le dieu du combat m'a montré comment ce crapaud obèse que vous appelez maître peut être vaincu. » Les fées gloussèrent de plus belle et continuèrent à tresser sa barbe. « Cependant, la force de ma foi ne réside pas dans mes sermons et ce bâton ne me sert pas à prêcher. »

Le Nain brandit son bâton de fer. « Absoudre vos péchés ? Je suis là pour vous tuer ! »

Le bâton s'abattit sur une fée, l'aplatissant dans un bruit sourd. Nidris lança un hurlement de défi et Thorvin le regarda droit dans les yeux. Puis il fit tournoyer sa matraque, éclaboussant la fourrure du grand loup avec le sang des fées.

Les soldats chargèrent, gonflés à bloc par les certitudes de Thorvin. Ce fut un fracas de dents contre métal et malgré les coups de gueule et de griffes de Nidris, les blessures des soldats guérissaient à mesure que leur clerc frappait. Le vent tourna et le puissant animal se retrouva bientôt maculé de sang et sur le point de mourir.

« Fuyons ! Fuyons ! » criait le changelin terrifié, son ton ironique ayant définitivement disparu. « Ce n'est pas un simple mortel ! C'est la guerre personnifiée ! » Nidris geignit comme un louveteau et fit demi-tour, mais Thorvin lui cassa les pattes avec son bâton.

Le cœur transpercé par les lances des soldats, Nidris s'effondra en poussant un dernier cri d'angoisse et Corrigan fut éjecté du dos de l'animal. Essayant vainement de fuir, le changelin se retrouva pris au piège d'un mûrier et vit le robuste clerc s'approcher.


Le Druide

Les rues désertes et embrumées du village de pêcheurs étaient silencieuses. Soudain un chant joyeux résonna, présence étrange autant qu'insolite dans l'atmosphère de terreur qui étouffait cette ville isolée, alors que des adorateurs sans visage se déplaçaient furtivement parmi les huttes. Une petite silhouette émergea du brouillard, se jetant presque dans les bras du terrifiant prêtre d'Akylios. Elle leva ses grands yeux vers lui et déglutit, bruyamment.

« Qui êtes-vous, mon enfant ? », dit-il d'une voix mielleuse.

« Je ne suis pas une enfant », dit Asphodel la Naine, Clerc de Tavril, « et j'ai n'ai pas l'impression que vous soyez quelqu'un en qui on puisse avoir réellement confiance. »

« Vous avez tout à fait raison », lui dit le Seigneur des Marées en la toisant, « vous avez l'odeur de quelqu'un d'innocent et de pur, celle de la parfaite offrande. » Et l'Abyssal commença à réciter le rituel de lien.

« Taisez-vous ! », ordonna Asphodel, et aussitôt, une floraison printanière remplit la bouche du Seigneur des Marées.

Recrachant les fleurs avec colère, il fit signe à ses serviteurs d'attaquer. Les Profonds glissèrent hors de l'eau pour plonger sur elle, toutes griffes dehors.

Murmurant une prière, Asphodel leva une imposante trique tout en marmonant une prière, et des éclats de pierre jaillirent du bois. Elle sauta joyeusement au milieu des hommes-crabes, faisant tournoyer l'arme avec une force sans commune mesure avec sa taille. La place du marché abandonnée fut bientôt jonchée de griffes et de morceaux de carapace, et en dépit des sérieuses blessures infligées par les Profonds, la Naine semblait être instantanément soignée par une pluie de pétales.

Le Seigneur des Marées cracha la dernière fleur tout en réalisant ce qui se passait. « Une Fée ! » cria-t-il.

En effet, un esprit minuscule flottait légèrement en retrait de la Naine, canalisant sa puissance vers elle alors qu'elle était en train d'administrer une raclée aux Profonds. Le Seigneur des Marées sourit méchamment : les serviteurs planaires étaient sa spécialité. Un trait sombre vola de sa main et frappa la petite Fée.

« Dianthe, non ! », cria Asphodel, qui arracha son bâton des entrailles du dernier des hommes-crabes et courut aider son amie.

« C'en est fini de vos petits tours, fillette ! Akylios lui-même m'a enseigné les arts profanes sur une île entourée d'un océan de larmes ! Il enroulera votre chair autour de son petit doigt comme un fil de laine sur un rouet ! Je transformerai vos organes en… en... ah non... », et d'un geste, Asphodel fit littéralement tomber de sommeil le Seigneur des Marées.

Elle examina son amie blessée. « Je pense que nous allons avoir besoin de l'aide de Lykon. » La Fée approuva de la tête avant de s'éloigner en voletant.

Quelques instants plus tard, tout en se relevant, le Seigneur des Marées dit dans un bâillement : « Je vous avais sous-estimée. Mais quelles forces vous ont donc permis de plier le peuple des Fées à votre volonté ? » Il serra le poing et la magie perverse d'Akylios s'enroula autour de ses bras alors qu'il lui ordonnait de remplir les poumons d'Asphodel d'eau salée.

Toussant et étouffant, elle ne lâcha cependant pas le prêtre maléfique du regard. « C'est ce qui ne va pas chez vos dragons. Ils pensent que tout devrait être détruit, corrompu ou contrôlé. J'ai prié pour que nous ne soyons pas seuls dans l'univers, pour que… pour qu'il y ait des esprits bénéfiques qui puissent être mes amis. »

Derrière le Seigneur des Marées apparurent des pieds fourchus, brisant les pavés et faisant éclore des plantes dans leur sillage. L'Abyssal se retourna juste à temps pour voir un Satyre en armure se précipiter sur lui, sa hache prête à s'abattre, son souffle chaud écartant les volutes de brouillard.

« Et mes amis sont les ennemis de mes ennemis… »


Le Chamane

Sa barbe avait beau avoir pris la couleur et la consistance de la neige, Ekkehard demeurait une véritable force de la nature. Ce fut le dernier du clan Valnir à résister lorsque la Légion de la Tempête balaya le Pic du Pin de fer. Sa massue fit des ravages dans les rangs des sbires de Crucia, mais ils parvinrent finalement à capturer le colosse. Le commandant de la Légion de la Tempête creva alors les yeux d'Ekkehard avec un tisonnier chauffé à blanc devant tous ses compagnons capturés. Il fut enchaîné aux autres prisonniers et on leur fit prendre le chemin de la chambre de Crucia pour y être assimilés.

Durant le trajet vers leur destin, et malgré sa cécité, Ekkehard loua la force de Thedeor, le dieu des tempêtes et de la justice. Une nuit, le commandant fit sortir Ekkehard du rang pour le punir de sa persévérance à entretenir cette ferveur dans la tribu. Sauvagement torturé et dépouillé de presque toutes ses fourrures, cet homme du nord autrefois invincible, fut laissé pour mort dans la neige.

Nul ne sait comment Ekkehard trouva la force de reprendre la route et de suivre les traces laissées par le cortège. Les membres engourdis par le froid et ses forces prêtes à l'abandonner, il parvint à crier : « Thedeor ! Venge mon peuple ! Donne-moi ta force et j'écraserai les hordes dégénérées de Crucia ! »

Le froid s'empara de ses membres, comme si de l'eau glaciale s'était mise à couler dans ses veines. Pourtant, Ekkehard se sentait bien. La douleur disparue, il sentit les vents autour de lui le guider à travers les ténèbres jusqu'au lieu où le convoi d'esclaves avait fait étape.

Aussi silencieux qu'un lion en chasse, Ekkehard se dirigea droit vers le chariot contenant les armes arrachées aux Valnirs. À peine avait-il empoigné sa fidèle massue qu'un torrent d'énergie jaillit de ses doigts. La colère de Thedeor fit vibrer son arme.

Aveugle, mais fort de cette nouvelle énergie, Ekkehard se guida à l'oreille. Se glissant sans bruit vers les prisonniers, Ekkehard entendit les gardes tourner en dérision ses camarades dépouillés et canalisa toute sa fureur sur ces rires. Il chargea en hurlant et défonça le crâne du premier garde. Un éclair généré par ce coup fatal foudroya le deuxième.

Ekkehard s'était préparé à l'attaque du troisième garde, il invoqua donc une rafale de glace et de neige qui retira toute visibilité à son ennemie. Ekkehard la frappa avec une telle violence qu'elle fut projetée en arrière avant de s'écraser sur la paroi de la montagne dans un fracas d'horreur. La neige arrêta de tomber et les prisonniers, surpris, purent enfin voir la silhouette d'Ekkehard se dessiner. Il brandit sa massue bien haut et cria : « Rendez grâce à Thedeor ! »

La Légion de la Tempête succomba rapidement aux assauts des Valnirs libérés. Le commandant de la Légion implora Ekkehard de leur laisser la vie sauve. Il leva sa massue et deux éclairs jaillirent et allèrent brûler les yeux du commandant, laissé seul et aveugle au milieu d'une étendue de glace. « Voyons si Crucia te viendra en aide comme Thedeor l'a fait pour moi ! », lança Ekkehard. Après cet épisode, les Chamanes des tribus du nord repoussèrent la Tempête Sanglante avec le froid mordant et la fureur du ciel.


Le Cabaliste

La chaumière était un havre de putréfaction : des carcasses écorchées d’animaux pendaient du plafond, des piles d’ossements recouvraient le sol et des tas d’entrailles fumantes souillaient la table en bois. Un Kelari âgé se tenait à la fenêtre. Il se tourna pour faire face aux étrangers vautrés dans leur sang à même le sol de terre battue. « Beau travail, héros ! Nous voilà encerclés ! », les railla-t-il d’une voix flûtée.

Bien qu’Asias, le reclus, ait la réputation d’être fou, il n’exagérait rien. Les gobelins s'étaient frayés un chemin à travers le balancement des fougères et cernaient la clairière. Leur chamane dansait devant la chaumière de l’ermite, invoquant les élémentaires de feu pour grossir leurs rangs. Parmi les étrangers, une puissante Bahmi, à l’épée sinistrement dentelée, essaya de se relever mais ses blessures étaient trop graves et elle chuta à nouveau. « Les sarcasmes attendront. Nous devons nous battre ! », siffla-t-elle entre ses dents crispées.

Asias observa le groupe de blessés et émit un grognement de dégoût. « Les sarcasmes n’attendront pas. Restez ici, je me charge d’eux. »

Le vieux Kelari alla se tenir sur le seuil de sa chaumière, les gobelins rirent, émettant un son éraillé et se moquèrent de l’âge du vieillard. Asias fit un demi-sourire et traça un sceau dans les airs, invoquant le nom d’esprits anciens. L’ombre se rassembla à ses pieds et il regarda le chamane droit dans les yeux. Étrangement, le gobelin se figea alors que l’elfe s’approchait de lui. D’une voix grave aux accents cruels, il lui murmura : « Maelforge n’est plus, tes fidèles ne sont plus. Tu es seul, sans recours... c'est pourquoi tu ferais aussi bien d’abandonner tout de suite. »

Le regard du gobelin fut soudainement submergé par un océan de terreur et de solitude. Il tomba à genoux, et émit une plainte aigue et brisée. Il tenta de lancer un sort au Kelari mais pour tout résultat, les gobelins qui l’entouraient tombèrent à leur tour, visiblement sous l’emprise de la douleur. Avant que quiconque ne réagisse, Asias conjura une vague de sombre malveillance vers eux, étouffant la clarté de la clairière et faisant tomber les gobelins comme des mouches. En même temps, il souffla sur les élémentaires de feu à l’aide d’eau glacée, les réduisant en de simples colonnes de vapeur.

L’Elfe fit un geste et des courants d’eau noire encerclèrent les gobelins survivants. Ils eurent beau hurler et griffer la terre, les eaux les entraînèrent vers l’ermite qui traça un sceau dans les airs et le plaça sur le gobelin du milieu. Libérant les eaux, il se retira à l’ombre de sa chaumière.

Le gobelin qui portait la marque tracée par l'Elfe regarda le symbole noir sur sa poitrine avant de se tourner vers ses compagnons. Après quelques secondes, rien ne s’était produit et il se prit à sourire avec optimisme. « Quel homme stupide, aucun… » Il fut déchiré en deux par une matière noire qui émergeait de sa peau, réduisant son corps en pulpe et tuant le reste de ses compagnons.

L’extermination était complète. Le Kelari se régalait du spectacle des corps sans vie, étalés devant lui, et ricanait doucement. Se tournant vers sa chaumière, il remarqua la Bahmi. Elle s’appuyait sur le chambranle de la porte et sur son épée. Elle le regardait avec une admiration mêlée d’appréhension. « De quel côté vous battez-vous ? »

Les yeux d’Asias s’étrécirent. « Du mien ! » Il se tût puis ajouta : « Je ne veux pas voir Telara brûler. »

La Bahmi hocha la tête et disparût dans la chaumière. Asias se mit alors en quête des biens de valeurs des gobelins, fouillant le champ de bataille à genoux.


L'inquisiteur

Depuis l'arrivée de la Tempête Sanglante sur Telara, les Failles ont engendré une discordance entre la terre, l'univers et les dieux.

Les Failles permettent à des esprits malveillants et à des démons venus d'autres plans d'envahir ce monde. Nombre de ces intrus redoutés arrivent sur Telara sous une forme physique, mais d'autres agents planaires font appel à la possession pour parvenir à fins. La vie et l'énergie abondantes de Telara apparaissent comme irrésistibles aux puissants êtres piégés dans les environnements impitoyables des plans. De fait, le monde de Telara s'est trouvé presque totalement sans défense jusqu'à l'arrivée des Inquisiteurs.

Associant les pouvoirs de la vie et de la mort à un dévouement inébranlable envers l'ordre naturel, les Inquisiteurs sont devenus des armes de poids contre la corruption planaire. Les Inquisiteurs exécutent de nombreuses tâches allant du simple exorcisme ou bannissement à l'extraordinaire purge des grandes puissances planaires. Cependant, si le rôle des Inquisiteurs dans la protection des populations de Telara est bénéfique, voire crucial, beaucoup les craignent pour leur tendance à l'extrémisme.

De manière prévisible, les Inquisiteurs se sont trouvés au cœur de nombreux épisodes violents de l'histoire de Telara. De la purge mathosienne des Schémas Eths à la purification des survivants de Glas-Marteau, les Inquisiteurs ont toujours fait ce qu'il fallait pour protéger les différentes contrées de la corruption, n'hésitant pas à se salir les mains au besoin. Aux yeux d'un Inquisiteur servant l'intérêt général, la fin justifie toujours les moyens...
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