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Que vous Soyez un Voyageur, une jeune Elue en quête d'aventures ou un simple curieux, Soyez le bienvenu dans notre Antre ... .

Fiers bretteurs, forts en gouaille, fervents disciples de Mariel Taun ou encore pyromanciens dont la passion pour les flammes devient inquiétante, nous aimons affûter nos lames, dépoussiérer nos plus puissants grimoires et partir ensemble, relever les plus grands défis de ces terres ...

Si Partage, Plaisir et Courage sont autant de mots que vous portez en étendard... Si l'envie vous prend de vous investir pour le salut de Telara et le respect de nos valeurs... Alors cessez d'hésiter et entrez .... Votre place est certainement parmi les nôtres ...

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 Tamarane

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Tamarane
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MessageSujet: Tamarane   Lun 25 Fév - 17:41

Il y a plusieurs lunes de cela, ma sœur et moi étions parties par delà Télara afin de connaître mon passé. Avec ces derniers évènements, je n’avais pas eu le temps de vous translater ce que nous avions trouvé. Donc, grâce à l’un des rares moments où je peux me poser, j’ai pris ma plume et mes parchemins pour vous dire enfin qui je suis.

Alors que je bouclais mon sac, accompagnée par Denver, Sophia entrait dans ma chambre. Elle était déjà prête. Elle semblait heureuse de partir alors que moi, je me sentais triste. J'avais prêté serment auprès des consuls ainsi qu’à l’Ordre et je devais partir. Bien que ma sœur m'ait conté ma vie passée, il m'avait toujours semblé qu'elle me cachait quelque chose. Je supposais qu'à force de lui poser les mêmes questions, Sophia en avait eu marre. Cependant, mes doutes s’étaient confirmés un soir où je l’avais vu arriver dans l'auberge du Pic de Fer. Elle avait l'air décidé. Elle avait commandé une bière naine et elle m’avait regardé droit dans les yeux. Son regard déterminé m’avait fait déglutir et même avaler de travers. Elle avait attendu que je reprenne mon souffle et elle m’avait dit :

"Tu veux tant savoir qui tu étais ? Ce que tu avais fait ? Qui tu avais côtoyé ? Qui tu avais tué ou sauvé ?"

Je la regardais avec stupeur. Jamais je ne l'avais vu ainsi. Après avoir vidé son verre d'un trait, elle continuait :

"Nous partirons d'ici quelques lunes et je te montrerais, si mes estimations sont exactes, tout ce qui t'obnubile depuis ton éveil. Mais ne viens pas te plaindre par la suite."

Je regardais ma sœur partir et je me demandais pourquoi elle avait eu ce comportement. Quelques lunes plus tard, je partais donc vers l'endroit où je pourrais enfin savoir ce que j'avais été et enfin tourner cette page qui m'obsédait. Nous avions voyagé pendant des heures avant de se reposer. Malgré son manque de puissance, Sophia se battait vaillamment. Elle avait dû réfléchir longtemps avant de s'être décidée à me "montrer" ce qu'elle savait sur moi. La nuit était tombée rapidement, Denver ronflant comme un heureux. Sophia avait fait un feu et je préparais un ragout de poissons fraîchement pêchés. Durant tout le trajet, aucunes paroles n’avaient été échangées. Étrangement, je sentais de mauvaises ondes autour de ma sœur. C'était avec les oreilles baissées que je la regardais afin qu'elle prenne la parole. Elle m’avait fixé et avait demandé tout en soupirant :

" Quoi ? Qu'est-ce que tu as ? Tu n'as pas fini de faire cette tête avec tes fichues oreilles ? On dirait que je te bats ! "
" Où allons-nous ? "
" Tu verras ... Mais je pense que nous trouverons ce que tu cherches." ; elle soupirait profondément : " Sincèrement, je ne te comprends pas. Si tu avais oublié ton passé, c'est que tu ne devais pas t'en rappeler. Franchement, tu n'as rien à y gagner à part de la souffrance qui t’avait habité jadis ... Et sincèrement, je te préfère maintenant qu'avant ... Là, je retrouve ma sœur qui m'avait quitté quand père t'avait envoyé dans l'Académie des Voleurs. Après le massacre et ton amnésie, tu n'étais plus toi même et j'ai peur que tu redeviennes cette personne là. Penses à tes consuls et tes camarades de l'Ordre. Si tu reviens morose, triste et muette, ils en seraient troublés ! "

Je regardais bouillir le ragoût. Après ce qu'elle m'avait dit, le bruit du ragoût était le seul que l'on pouvait entendre à l'exception des ronflements de Denver. Je ne savais pas quoi penser du tout. Le comportement de ma sœur me faisait douter. Était-ce si terrible que ça que de découvrir ma vie passée ? Qui avais-je été qui faisait si peur à ma sœur ?

" La vérité est si dure ? " ; ma sœur soupirait en hochant la tête d'un air désespéré.
" Non, pas tant que ça mais je n'oublierais jamais ce que tu étais devenue après la mort de ton groupe. Sur ce mangeons puis dormons. Une longue route nous attend. "

Le reste de la soirée s’était terminé dans le silence complet. Le lendemain matin et pendant 4 jours, nous avions traversé le Bois du Crépuscule, les Gorges Écarlates pour enfin arriver aux Étendues du Bois Meurtri, là où j'avais rencontré Kain. J'aimais bien cette région et je l'avais parcouru de long et large. J'étais surprise de voir que c’était là que des éléments de ma vie passée étaient ici. Après avoir fait les provisions au camp de Kain, nous étions parties vers le sud. Le soir, au coin du feu, je regardais ma sœur qui semblait tendue. Une question me brûlait les lèvres.

" Dis-moi. Tu ne m'avais pas raconté que nous venions de ce qui est maintenant l'Île de Braise ? " Elle me regardait avec étonnement puis me m’avait répondu :
" Effectivement, mais toi, tu as suivi ta formation ici. Notre père voulait être sûr qu'on ne se revoie plus après ton départ. Pour une raison inconnue, il ne voulait pas que nous soyons heureuses toutes les deux et que nous ne nous donnions pas à fond. Après tout, le clan Rane était connu pour être un groupe de mercenaires implacables et impitoyables. Donc il a tout fait pour nous éloigner. "

Sophia m'avait appris que notre père était stricte et insensible mais plus j'en apprenais sur lui et plus je me disais que j'étais soulagée de ne pas me rappeler de lui.

Un jour, voyant ma passion pour les coups de fouet, elle m’avait appris qu’étant jeune, notre père me fouettait tout le temps parce que je ne voulais pas lui obéir. Elle pensait que le fouet me faisait penser inconsciemment à lui. Par moment, je me demande si elle a raison. Et plus ça va, plus je pensais comme elle. Mais cela me faisait bizarre. Je n’arrivais pas à croire que cela avait un rapport avec notre père. J’essayais de ne plus y penser. Le soir, devant le feu, je me demandais ce qui allait m’attendre et comment ma sœur connaissait l’emplacement de l’endroit qui renfermait la partie oubliée de ma vie passée.

« Où allons nous ? : demandais-je ;
« Tu te souviens des ruines au sud ? Et bien, il y a un endroit où il y a des archives. Mais je ne sais pas dans quel état ça sera. »
« Comment sais-tu cela ? »
« Après votre combat contre Maléphicius et son armée de morts vivants, j’étais partie à ta recherche et là-bas, il y avait ton académie mais elle fut anéantie peu après ta disparition. Ce fourbe s’était attaqué à tout le monde. Donc j’espère que là-bas tu trouveras des réponses mais c’est infesté de squelettes et de morts vivants. Sur ce, dormons, demain nous partons à l’aube. »

J’avais très mal dormi cette nuit là. Est-ce que nous allions trouver quelque chose ? Cela allait-il m’aider à tourner la page ? Et si j’apprenais le nom de mon mari ? Serait-il revenu à la vie, comme moi ? Je m’asseyais en me tapant la tête.

« Que suis-je bête de penser à tout ceci ? »

Je me recouchais et j’observais les étoiles. Le lendemain, nous avions croisé pleins de renégats. Même si je n’avais rien contre eux, je n’allais pas les laisser me tuer. Même avec son niveau, Sophia les affrontait avec férocité. Apparemment, même elle ne voulait pas qu’ils me touchent. En plein combat, quelque chose s’était produit. Alors que je bandais mon arc, des flashs avaient fait leurs apparitions. Tout d’abord, je me voyais en haut d’une bute. En bas, un combat faisait rage. Je voyais particulièrement un combattant que je semblais ne jamais quitter des yeux. Était-ce celui qui était mon époux et mon compagnon d’armes ? Je me voyais tirer des flèches en rafale, exterminant tout ce qui l’entourait. De son côté, l’homme se battait avec fougue. Un sentiment étrange m’envahissait en voyant le combat que menait ce combattant. Mon cœur s’emballait. Jamais je ne m’étais sentie ainsi, comme envoutée par cet homme mais je n’arrivais pas à voir son visage. D’un seul coup je me retrouvais devant ma sœur, inquiète. Durant ma léthargie, un renégat m’avait attaqué. Denver l’avait empêché de me tuer et Sophia l’avait éliminé. Ma sœur paniquait et elle me tenait la main :

« Ca va ? »
« Je … je … j’ai eu comme une vision. J’ai vu un homme se battant vaillamment. »
Ma sœur resta muette.
« Tu as l’air saine et sauve donc relèves toi et partons. »

J’étais surprise de la voir ainsi. Elle détestait vraiment celui qui fut mon époux. Que c’était-il passé ? Plus tard, nous avions installé notre campement et nous y avions passé la nuit. Dès l’aube, nous avions ramassé nos affaires et nous étions parties au sud. Là-bas, il n’y avait que des ruines. J’avais du mal à croire que nous allions trouver quelque chose sur moi. Je voyais ma sœur se gratter la tête et réfléchir. Essayait-elle de se souvenir de l’emplacement des archives ?

« Ca devrait être là bas. »

Elle montrait des ruines qui, à mes yeux, ressemblaient à tant d’autres. Sur le chemin, il y avait des zombies et autres morts vivants. Sophia se battait courageusement. D’un seul coup, une autre vision m’était apparue mais cette fois, je voyais ma sœur. Nous étions sur un champ de bataille infesté de ces créatures. Je me voyais décochant mes flèches. Je surveillais ses arrières pendant qu’elle se frayait un chemin. D’un seul coup, je me tournais et voyais plus loin, un mathosien vêtu d’une étoffe rouge comme le sang. Il ranimait les morts tombés au combat. Il lançait sur nous, nos camarades morts. Un sentiment effrayant m’envahissait, la peur mélangée à la haine. Jamais je n’avais ressenti cela. Ca me faisait si mal ! Une colère immense m’envahissait et je quittais mon poste, laissant ma sœur, seule face à ces créatures. Je courais très vite vers cet homme, tuant tout ce qui se mettait en travers de ma route, avec mes dagues. Arrivée à quelques mètres de lui, je le voyais me fixer avec un rictus immonde. Il leva une main et murmura quelque chose. Une forme étrange se matérialisa et me toucha de plein fouet. Je me réveillais et je voyais ma sœur qui soupirait de soulagement.

« Tu vas bien ? Je t’ai vu à terre et j’ai eu peur ! Encore une vision ? »
Je fis oui de la tête.
« Ca doit être parce que certains endroits te rappellent ton passé. Ca prouve bien que tu as passé toutes ces années ici. Nous allons un peu fouiller le coin avant la tombée de la nuit et nous installerons notre camp dans ce recoin. Nous serons à l’abri du froid et du vent et avec du feu, ces satanées créatures ne viendront pas nous importuner » …


« Sœur ? J’ai cru voir celui qui nous a tué … »
« Tout de rouge-sang vêtu ?
« … »
« … C’est bien lui alors. Jamais je ne pourrais oublier ce monstre ! »

Sans rien ajouter de plus, je la voyais se diriger vers un tas de ruines qui devait être jadis, un bel endroit. Une fois l’endroit nettoyé de toutes créatures, nous avions commencé notre inspection. Nous avions découvert des objets cassés, des morceaux de livres que Sophia avait décidé de mettre de côté afin que nous puissions les examiner plus tard. Étrangement, une sensation de malaise m’envahissait. Plusieurs flashs m’apparaissaient. Je me disais que c’était parce que j’avais bien vécu ici. Au fur et à mesure que j’enlevais des blocs de pierres, que je trouvais des objets, des images me revenaient en tête. Le soir, au coin du feu, nous regardions ce que nous avions trouvé. Au début, j’avais peur que Sophia me cacherait ce qu’elle trouverait mais un pressentiment me faisait penser le contraire mais c’était surtout son sérieux et sa détermination qui me faisaient croire en sa sincérité. Je pensais qu’elle avait vu que j’avais vraiment besoin de savoir qui j’étais. Depuis notre départ, chaque soir, Sophia faisait quelque chose sur des parchemins, je m’étais toujours demandée ce que cela pouvait être et ce soir là, je l’avais su. Je l’avais vu me tendre deux parchemins.

« Tiens. Comme tu ne te souviens pas d’eux, je t’ai dessiné les portraits de nos parents. »


Des larmes avaient coulé au moment où je posais mes yeux sur le portrait de notre mère. Je ne l’avais pas trop connu mais Sophia ne disait que du bien d’elle. Comme j’aimerais la revoir ! Des flashs me venaient à l’esprit. Depuis que j’étais là, j’en avais de plus en plus. Je voyais notre mère faisant des petites choses avec des feuilles. Elle aimait nous faire des animaux et pendant qu’elle me faisait un oiseau, elle chantonnait une chanson, malheureusement, je ne me souviens plus des paroles.

« Merci ! C’est gentil ! En plus tu dessines si bien ! » ; je la voyais rougir puis tousser.
« Ouais bon ! On ne va pas pleurer ensuite ! Comme ça, ça t’aidera peut-être à te souvenir de plus de choses … »
Elle avait prit un livre fort abîmé et le manipulait avec précaution. Malheureusement pour moi, les ouvrages trouvés ne nous étaient d’aucunes utilités. J’avais pris le courage qui me faisait défaut pour voir à quoi ressemblait notre père. Jusqu’à présent, je n’avais osé regarder le visage de cet homme si impitoyable. Je me demandais comment notre mère, qui était si douce, pouvait avoir épousé un homme tel que lui. Je respirais un bon coup et regardais le portrait. J’étais surprise de voir que notre père était fort bel homme, son regard implacable comme son caractère. Mais quelque chose émanait de lui, une sorte d’aura, cependant, je ne saurais dire ce que c’était. En le voyant, ma peur s’en allait pour je ne sais qu’elle raison. Pourtant, j’avais de quoi en avoir peur vu ce que je savais sur lui, mais non, aucunes craintes ne m’envahissaient en le regardant. …


Puis je me souvenais que Sophia m’avait dit que je lui tenais tête devant ses hommes. Est-ce qu’il était naturellement cruel ou l’était-il par obligation ? Ma sœur dormait déjà lorsque je levais les yeux sur elle et je décidais de l’imiter. Cette journée avait été longue et fatigante et il allait de soi que demain ça serait pareil. La nuit se passait sous des tonnes de flashs, de choses qui m’avaient marquées. Je me retrouvais tantôt dans l’Académie, tantôt dans le clan, mais aussi parmi le groupe de mercenaires que j’avais rejoint. Pendant quatre jours, nos recherches ne menaient à rien. Je commençais à désespérer quand un après-midi, Sophia avait trouvé un livre où mon nom était cité. Il s’agissait sûrement de mon registre. Le soir, nous avions examiné les divers documents. On pouvait facilement lire mon nom et il y avait un autre mais qui était indéchiffrable. J’avais supposé qu’il s’agissait de celui de mon partenaire. J’avais pu apprendre difficilement qu’il était le premier de l’Académie. Je le suivais mais il me dominait en tout. Nous avions pu trouver des faits sur les missions qui nous avaient été données. Il manquait énormément d’éléments tellement les archives étaient abîmées, cependant elles semblaient avoir été menées à bien. Nous avions pu constater que notre duo était efficace, cependant, jamais je n’avais pu trouver de récits faisant état d’un groupe que nous aurions mené. Pourtant, j’avais plus d’une fois rêvé d’une scène au coin du feu et que j’étais entourée de plusieurs personnes et avec l’Ordre, jamais nous n’avions fait quelque chose comme çà. Comme entendant mon appel, Sophia me regardait :

« Ce n’est pas lui … Enfin si, mais … Comment te dire çà … Cet elfe fut ton premier fiancé … »

Je la regardais avec stupeur :

« Comment ça mon premier fiancé ? »
« Et bien … Il avait été tué durant une de vos missions. La première avec Maleficius. Il était déjà fou à cette époque. Ton partenaire avait voulu te sauver la vie mais il a perdu la sienne. »
Je me taisais. Un grand vide m’envahissait. Jamais je n’aurais pensé avoir été de celles qui avaient perdu un époux et qui se seraient remariées par la suite.
« Mais … Nous étions mariés ?? »
« Non, juste fiancés … »
« Tu ne m’avais pas dit que j’avais été mariée ? »
« Mmhh …. »
Je voyais que ma sœur était contrariée et ne voulait pas poursuivre la conversation. Je me levais et avait posé une main sur l’épaule de Sophia et elle avait compris que j’avais besoin de tout savoir. Elle soupirait longuement :
« Je tiens çà de toi, quand nous échangions des lettres dans le dos de notre père. Tu m’avais raconté qu’après çà, tu étais repartie à l’Académie mais tu as été faite prisonnière par un groupe de soldats du commandant Tarn, un homme fort cupide. Comme ils ont vu que tu étais une voleuse, Tarn t’a torturé pour savoir qui t’avait envoyé. Tu restas prisonnière pendant plusieurs jours jusqu’à ce qu’un groupe de mercenaires attaqua le camp et ils te délivrèrent, c’était des mathosiens. Même si au départ, ils se sont méfiés de toi, tu avais fini par intégrer leur groupe … »
« Alors ... J’ai épousé un mathosien ? Pour cela que tu ne les aimes pas ? »
« Pas que çà ! S’il avait été fort, tu ne serais pas morte. Il t’aurait sauvé comme ton fiancé. »
« .. Et … Comment s’appelait-il ? »
« … Je n’ai jamais voulu le savoir donc tu ne me l’as jamais dévoilé … »

Un silence gêné s’était installé. Deux jours après, nous avions découverts d’autres archives mais cela ne me concernait pas, cependant, au dernier jour, nous avions découvert que le groupe de mathosiens qui m’avaient recueilli, était reparti à Morneland. Apparemment, ils seraient venus à l’Académie et m’ont « engagé ». Sophia avait donc décidé que notre prochaine destination serait Morneland …


Notre voyage avait duré 4 jours. Nous avions dû nous battre plus d’une fois. Ma sœur combattait vaillamment tous les monstres que l’on rencontrait. J’étais en admiration face à cette guerrière. Les monstres étaient presque de son niveau mais elle n’avait jamais baissé les bras ni tenté de me laisser les combattre. Son envie de me protéger était sans faille. J’étais tout de même heureuse d’avoir ma sœur auprès de moi parce qu’avec elle, je n’avais pas peur de lui tourner le dos. Le soir, nous parlions de beaucoup de choses, ce que nous faisions avant. Des souvenirs me revenaient, des moments que nous avions partagés toutes les deux. Je pense que mon amnésie avait créé un fossé entre nous et maintenant ce trou était comblé. Nous parlions beaucoup de nos parents, des bêtises et des punitions que notre père nous donnait. Pour la première fois depuis mon éveil, je me sentais bien et ‘vivante’.
Nous étions arrivées dans la région de Morneland et nous avions demandées à toutes les personnes que nous croisions, s’ils connaissaient des histoires sur ces mercenaires appelés les ‘Faucons Blancs’, c’était le seul indice que nous avions sur ce groupe de mercenaires. Il nous avait fallu deux jours pour avoir une information peu fiable. Un vieil homme nous avait raconté que sa mère lui contait des histoires d’anciens combattants, morts en luttant contre les forces maléfiques ou tout autre aspect démoniaque et il se souvenait de ce groupe à cause de ce nom peu commun. Apparemment ils étaient connus il y a 200 ans environ et des rumeurs disaient qu’ils campaient souvent à l’Est de Morneland. Sans conviction, nous étions parties là-bas. Quelques heures après, nous avions trouvé cet endroit, évidemment rien ne restait, même pas des ruines. Nous avions cherché un peu partout et Sophia avait trouvé l’entrée de ce qui pouvait être une grotte, malheureusement rien ne laissait à croire que ces mercenaires avaient eux-mêmes creusés cette cavité pour établir leur campement dans la montagne. L’entrée était tellement mince que Denver n’avait pu venir avec nous, ce qui ne lui avait pas du tout plu. La paroi était très mince pendant plusieurs centaines de mètres. Sincèrement, je ne me sentais pas rassurée. Petit à petit, le chemin s’agrandissait. Il était clair que des éboulements avaient façonné le chemin. Grâce aux torches, nous pouvions voir un peu les alentours. Nous avions dû escalader certaines parois afin de pouvoir avancer. C’était vraiment périlleux.

« Ca te dit quelque chose ? » ;
« Non, pas du tout … Rien, pas la moindre bribe … »

Nous avions commencé à désespérer quand Sophia avait glissé et dévalé une pente. J’avais couru derrière elle pour la rattraper au dernier moment avant qu’elle ne fasse le saut de l’ange. Essoufflées, nous avions repris notre souffle, toutes les deux sur le dos.

« Merci ! … » ;
« De rien ! Je pensais que tu étais une guerrière et non une harpie ! »

Ma sœur avait éclaté de rire. Quelques instants après, nous nous étions remises en route. La grotte se terminait d’un seul coup. Étrangement, je ne pouvais croire que nous n’allions rien trouver. Je ne saurais dire pourquoi j’étais convaincue qu’il y avait quelque chose. Alors que nous perdions espoir, je trouvais une autre salle. Je m’étais appuyée contre une paroi et des pierres avaient cédé sous moi. Ma sœur rigolait en me voyant les quatre fers en l’air. Ce nouvel endroit nous avait réserver énormément de surprises. Des vestiges ! Nous étions tombées sur des vestiges de ce que je voulais croire être le repaire des « Faucons Blancs ». Nous avions trouvé pleins de bibelots qui, souvent, étaient en miettes, des gobelets, tables, chaises, meubles … Sophia m’avait appelé. Une fois à côté d’elle, je restais sans voix. Parmi des dizaines de toiles, plus ou moins en morceaux, je voyais un portrait qui représentait deux personnes et j’avais pu y lire mon nom : Tamara*** Le reste était effacé. On pouvait voir une moitié de mon visage, et je portais quelque chose de blanc, comme une robe. Puis, il y avait un homme. Je supposais qu’il était mon époux. Mon cœur battait à tout rompre. Je restais figée toute tremblante. Malheureusement, la moitié de son visage était également effacé … ainsi qu’une bonne partie de son corps. Je pouvais tout de même voir qu’il avait une large carrure, et qu’il était plus grand que moi. Châtain aux yeux bleus, sa mâchoire semblait être carrée. Puis, mon regard s’attardait sur quelque chose que je semblais porter dans les bras, on aurait dit un :

« Un bébé ?! »
Ma sœur l’avait presque crié :
« Mais ! … Tu ne me l’avais jamais dit ! »
J’en restais moi-même médusée.
« Moi ? Maman ?! »

Sans savoir pourquoi, des larmes coulaient sans pouvoir s’arrêter. Ma sœur m’avait pris dans ses bras mais elle ne disait rien. Peu après, elle se relevait et allait inspecter le reste de la pièce. Après avoir reprit le dessus, je cherchais d’autres indices. Nous avions trouvé d’autres portraits, surement des membres de ce groupe de mercenaires, et quelques ouvrages retraçant leurs faits. De retour à l’air libre, nous lisions les documents que nous avions trouvés. Nous avions pu apprendre que c’était un groupe très réputé. Ils étaient souvent appelés pour éliminer des hordes de monstres ou brigands qui s’attaquaient aux nombreux villages qui se trouvaient à Morneland. Parfois, ils allaient dans les régions avoisinantes. Nous avions appris, également, qu’ils étaient tout le temps sur les traces de Maleficius. J’avais pris avec moi mon portrait. J’essayais de me souvenir du nom de mon époux mais en vain. Ma nuit avait été tourmentée par de nombreux rêves où je me voyais ici, dans cette grotte. Je me voyais également avec cet homme sans visage. D’un seul coup, je me réveillais en hurlant un prénom : OSVALD !!!! Son visage m’était apparu comme un coup en plein visage ainsi que pleins de moments échangés tous les deux. Cependant, enfin, pour le moment, je n’avais pas de souvenir de mon enfant. Dire que j’avais été maman ! A cette pensée, une joie m’envahissait et je ne savais pas pourquoi. Mais peut-être que ça avait été une joie d’avoir eu ce bébé. Une sensation étrange m’envahissait. Je me sentais comme vide. L’envie de revoir cet enfant me hantait. En m’éveillant devant cette gardienne, je ne me souvenais de rien et maintenant, j’avais eu un enfant et un mari, qui avait été un époux extraordinaire. Souvent je chantonne une petite mélodie, c’était ma mère qui me chantait une chanson dont je ne me souviens plus des paroles mais je me souviens que je la fredonnais à notre enfant. Je regardais ma sœur dormir et je la remerciais silencieusement parce que grâce à elle, j’avais récupéré une partie de mon passé et que, même si je suis triste de les avoir perdu et de ne plus pouvoir les revoir, je m’endormirais chaque soir avec leurs souvenirs dans mon cœur.





Je suis Tamarane,
Ancienne membre du clan Rane,
Ancienne épouse d’Osvald, chef des Faucons Blancs,
Et mère d’un adorable enfant …
Maintenant je suis Tam, de l’Ordre Draconique
Et enfant de Télara
Prête à défendre tous ceux qui auront besoin de moi.



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